Ernest

The Endless River

Dernière modification : 2014-11-18 22:43:35

Couverture de l'album The Endless River

Le dernier trip de Pink Floyd

Il est sorti il y a quelques jours et après un bon paquet d'écoutes, j'ai décidé que ce serait un bon candidat pour mon premier article de blog disons ... non info ... Alors déjà, de quoi on cause ?

Il s'agit du dernier album du groupe de rock psychédélique Pink Floyd formé dans les années 1960 (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ... (heu ... 50 plutôt). Sauf qu'en fait là, si, tout le monde connaît ... Bref, je ne vous fais pas de topo historique sur le Floyd, la Wikipedia l'a fait bien mieux que moi.

Toujours est-il qu'ils avaient pas mal disparu de la circulation, bien que les membres nous gratifient de temps en temps d'un album solo (j'ai bien aimé On an Island de Gilmour par exemple) et bien sûr des inévitables compils et autres remasters en blueray-de-caviar-de-peau-de-vison-final-cut-acoustic-unplugged. Ben oui, faut bien manger ma bonne dame. Mais bon, force est de constater que depuis The Division Bell, les fans n'avaient, eux, pas grand chose à grailler. Et comme cet album est sorti voilà vingt piges, j'te dis pas comment ils avaient la dalle. Seulement voilà, le groupe ne semblait pas décidé à revenir (à part pour rafler un peu de brouzouf de temps en temps).

Pink Floyd dans les années 1970
Le groupe au sommet de sa gloire, tous jeunes et beaux. Enfin ... jeunes quoi.

Depuis l'annonce de leur improbable retour pour cet ultime album, pas mal de gens, votre serviteur y compris, les attendaient au tournant. Faut dire que ça puait l'opération commerciale, surtout venant d'un groupe qui dénonçait le pognon à grands coups de "Money" tout en s'en mettant allégrément plein les fouilles. Sans compter les chamailleries perpétuelles entre les membres pour des broutilles à quelques millions de $$$. Bref, des stars du rock standards au fond, sauf que putain, leur musique m'a fait planer sévère, et ce sans fumer je précise. J'ose même pas imaginer ce que les types qui se sont enquillés Ummagumma ou A Saucerful of Secrets en fumant des spliffs (voire plus si affinités) ont pu visiter niveau stratosphère.

Le légendaire Live at Pompeii
Grand moment de la carrière du Floyd, un concert à vide sur les lieux de la célèbre éruption de Pompéii

De fait, la question n'était pas : "est-ce que ce sera commercial ?", vu que ça, on savait bien que oui. Non, il s'agissait plutôt de savoir si ce serait une déception ou pas. Or, les avis diffèrent avec (globalement) une presse mitigée et des fans contents. Alors bien sûr, la presse, c'est des cons et les fans, c'est des fanboys. Du coup, il ne me reste plus qu'à donner mon avis à moi, qui ne vaut rien mais t'es pas là pour l'oseille je suppose donc tout va bien.

Or donc, je me suis demandé : pourquoi est-ce que j'écoute Pink Floyd aujourd'hui ? Trois raisons :

Problème : j'ai trois albums de Pink Floyd qui s'y prêtent bien (Dark Side of The Moon, The Division Bell, The Wall). Donc forcément au bout d'un moment, je tourne en rond... Ben voilà ce que je peux dire de The Endless River : maintenant, j'en ai quatre. C'est un album très proche de Division Bell (il y a même un vieux sample d'Hawking dessus) et il est bien planant. Il est loin de l'esprit du Floyd du début des années 1970 (et en ce qui me concerne, c'est très bien comme ça, je laisse ce type de zik aux vrais mélomanes) et correspond bien au groupe durant les années 1980. Bref, rien de neuf mais précisément, je crois que c'est ce qu'on pouvait demander de mieux. Il aurait fallu un miracle pour que l'album soit bon et original en même temps. Bon choix, le Floyd.